Naâman, sur recommandation
Naâman, ce fut d'abord une recommandation sur Spotify – peut-être était-ce le titre Karma, peut-être était-ce Time to Rebel – mais très vite vint l'accoutumance au son de Naâman, on découvre alors les albums enfouis, on décortique les titres-phares et les versions acoustiques, on consume ce reggae peace; désormais l'artiste français agrémente les playlists en bonne compagnie : il s’est glissé entre Tiken Jah Fakoly et Dub Inc, entre Burna Boy et Alpha Blondy, les vibrations égaient les ear pods, le beat Naâman réjouit nos soirées vibrantes.
Martin Mussard – nom de scène Naâman – devient dès lors bien davantage qu'un artiste, c'est un message: « la vie est un cadeau » disait-il, un message de joie signé par cet artiste disparu trop tôt (34 ans), fauché par la maladie, le monde pleure, le reggae se lamente, et nous avec.
En hébreu, Naâman se traduit par « amical, amabilité », l’homme fut, selon la légende un militaire frappé par la lèpre — Martin Mussard lui fut emporté par une tumeur fatale, et nous voilà orphelins d’un musicien plus qu’amical, affable.
Naâman nous a appris l’amour, House of Love, il nous a appris l’humilité, Soul Plan, on a découvert le Mozambique, Maputo, son reggae dictait une façon love pour résister, Joy.
Pour d’aucuns tu es né d’une recommandation sur Spotify; pour tous tu seras une recommandation de joie de vivre, de sourire et d’émerveillement.
Merci, Naâman, tu fais partie des grands.

