Sacha Clément, journal de bord

Quelques aléas, vus d'ici et d'ailleurs

Sacha Clément, un journal de bord

Écrire pour qui?

On peut écrire pour être lu. Ou écrire pour le plaisir. 

Il paraîtrait que la première option soit la meilleure, tout du moins dans un quotidien tel le 20 Minutes. 

Les articles y sont brefs, laconiques, lapidaires et souvent concomitants. Et les sujets temporels, ils reprennent des thèmes d'actualité pour le pendulaire pressé. On y publie un titre qui choque, la photo idoine. Le journaliste impose son style circonspect, quel que soit le sujet. Écrire pour être lu, donc. 

Mais écrire pour le plaisir, voilà qui renvoie au bonheur du lecteur. Dans Le Temps par exemple, Antoine Duplan pourrait écrire sur des sujets quelconques (l'élagage des arbres au Groenland), anodins (la coupe de cheveux de Paul Pogba) ou insignifiants (le record du monde de lancer de poêle), que son texte serait décalé, avec un angle aléatoire mais recherché, adapté à l'emploi.

On en viendrait presque à lire ses textes pour le plaisir des papilles, peu importe le sujet. Lui écrit pour le plaisir, une joie transmissive, communicative, un plaisir pour le lecteur. 

Idem pour Sylvie Bonier. 

Pareil pour le maître inégalé, celui qui adore composer sur le Maître himself Roger Federer, nous parlons ici de Christian Despont.

Lui on paierait pour le lire - d'ailleurs on le fait chaque dimanche dans Le Matin -, tous les jours que Dieu fait, peu importe le prix, peu importe qu'on soit croyant ou non car Despont, il est le Dieu de la plume réincarné. Il est le Jacques Chessex sportif. Il écrit pour être lu, mais surtout pour le plaisir, et ça se ressent. 

Écrire pour être lu. Ou écrire pour le plaisir. 

Lire pour rester informé. Ou lire pour son plaisir. 

Chacun fera étalage de ses préférences.

 

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Deux exemples d'articles de Christian Despont sont à lire ici:

The Cage - Basketball.

Mardy Fish - Tennis

Christian Despont, le Dieu de la plume.

Christian Despont, le Dieu de la plume.