Las Vegas, sa luxure. Et ses alentours
De San Diego jusqu'à Las Vegas, pas mal de bornes, disons 500, soit six heures de route à travers le désert du Mojave, son aridité et son paysage platement accoutumant.
Vince Reynolds, le basket avant tout et pour tout
Devant 18 000 spectateurs dans les confins d’un campus universitaire floridien, il affrontait Michael Jordan. Quelques mois plus tard, dans l’antre mythique du Madison Square Garden de New York, les Cleveland Cavaliers l’élisaient en 116e position de la draft NBA de 1982. Portrait de Vince Reynolds, l'un des meilleurs basketteurs suisses de l'histoire.
Les plaisirs du partage
Le vin était délicieusement sélect. On s'en délectait les papilles goulûment, vapeurs ivres, brûlures tanniques, bouteilles aux biseaux voluptés, carrément avenantes, on ne le buvait pas seul, ce vin, on le consommait à la commissure des lèvres d'autrui.
L'art de l'acquiescement
Acquiescer. L'art de (se) dire oui. Acquiescer. Dans une classe, c'est une forme supérieure de politesse. Un professeur qui regarde ses pupilles droit dans les yeux, grandes théories, charabia incompréhensible, même si l'on ne pige rien, on acquiesce, par un hochement de tête.
Les aléas du classement
D’un côté, le classement, le vrai. Celui qui se calcule aux points. A coups de poings virtuels, il faut battre l’adversaire, le vaincre absolument. Gagner le combat mental, pousser son vis-à-vis dans ses derniers retranchements. Le mettre à terre ou à mal avec cet objectif unique, sanguin: gagner, gagner, gagner. Triompher et ainsi ponctuer la soumission par un cri non pas de guerre, mais de victoire, le Hasta Siempre, par exemple.
Ad:tech London: les lois de la connaissance
L'amertume de la défaite
La défaite. Deux syllabes pour une seule signification: l'échec. La défaite est un plat qui se mange froid, qui se digère mal; un mal qui triture le cœur, qui l'arrache de toute bienveillance et ce, à chaque répétition, un mal qui peut être d'une pédanterie atroce. La défaite est mal. La défaite blesse. Elle tue les espoirs enfouis, souvent dans une furie enluminée.
Les joies du voyage
Extrait d'un journal de bord. Celui d'un grognon patenté. Il faut bien tuer le temps. J'adore voyager, mais je hais les aéroports. La devise y est éternelle: courir pour attendre, et puis attendre, avant de recourir. Attendre au contrôle de sécurité, courir vers son portillon de départ. Éternels donc, ces mouvements pendulaires, rituels et inamovibles, pour notre sécurité, ânnone cette voix toujours féminine dans un haut-parleur communément masculin.
Adieu, mon assassine
On peut bien se lamenter sur son sort, claudiquer au plus profond de son inconscient, se morfondre dans la bassesse spirituelle, s'acharner sur les turpitudes néfastes qui parasitent son esprit, malsain s'il en est.
Ô diable les chauvins! Vive la France!
Pour Charles-Ferdinand Ramuz, d'un dévoué admirateur. Pourtant, on les aime bien nos voisins français. Ils sont nos amis tout à fait, un peuple d’êtres gentillets, qui aiment faire causette et boire le vin.
Le groupetto de l'amour
ls sont assis à la table d’à-côté. Un couple, manifestement. Largement quadras, tous les deux. Ni roturiers ni hautains, ils s’immisceraient parfaitement dans n’importe quel décor, ici comme ailleurs, là-bas ou autre part.
Au Montreux Jazz, tout le monde il est beau
Au Montreux Jazz Festival, l'entrée est libre mais une vérité s'impose, cruelle: seuls les beaux sont admis. La ségrégation est naturelle, bien sûr. Mais sur les quais montreusiens, il n'y a de place que pour les divas soyeuses, les bobos en goguette qui déambulent fièrement, la tête haute, le regard fier, la pensée philosophique.
Le calendrier et ses dates
Certains sont organisés. D’autres spontanés. D’aucuns aiment à tout planifier, voire tout contrôler. Là où je travaille, certains collègues sont portés sur détail, par la précise exactitude, le tout calfeutré par une mainmise collective, un brin d’organisation, quand même.
Du retard dans sa lecture
Andy Carroll: le ballet aérien
Dans le football aussi, le duel aérien, ballet superbe, est un art à part entière. Andy Carroll l'a magnifiquement prouvé, son coup de boule à Kiev et contre la Suède a tout du parfait: détente, timing, puissance, équilibre. Décryptage.
Mon Soniphere: My Friend of Misery
Le son d'une basse ronronnante a quelque chose de jubilatoire. Limite jouissif. On s'imagine une lignée pure, un riff idoine, une mélodie parfaite, berceuse, mirifique, le son ultime qui renvoie à ses bonheurs propres.
Les couleurs: à chacun ses goûts
Les couleurs sont comme les goûts; chacun les assimile avec ses accointances propres, l'œil qui s'amourache inconsciemment de ce qui sied, ou pas, au cerveau. Tout est un peu à l'instar des couleurs: on aime ou on n'aime pas.
La journée pourrie du foot: vive le hockey
Aujourd’hui, les nouvelles ne sont pas bonnes. Pas pour les footballeurs, du moins. Geoffrey Serey Die, solide travailleur du FC Sion, a d’abord giflé un pauvre ramasseur de balle. Une geste d’une bassesse crasse, répréhensible on l’espère, quelques mois de suspension suffiraient à peine à sa peine, histoire de doser la peine du pauvre gosse, bénévole s’il en faut.

